{"id":225,"date":"2026-03-09T18:16:29","date_gmt":"2026-03-09T17:16:29","guid":{"rendered":"https:\/\/surmonbosquet.celinecampillo.fr\/?p=225"},"modified":"2026-03-09T18:16:29","modified_gmt":"2026-03-09T17:16:29","slug":"reveil","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/surmonbosquet.celinecampillo.fr\/index.php\/2026\/03\/09\/reveil\/","title":{"rendered":"R\u00e9veil"},"content":{"rendered":"\n<p>Je me r\u00e9veille avec cette musique en t\u00eate, encore. Je ne l&rsquo;avais pas \u00e9cout\u00e9 depuis une bonne vingtaine d&rsquo;ann\u00e9es, sans exag\u00e9rer et depuis, elle me trotte dans la t\u00eate. \u00c7a en devient presque obsessionnel, d\u2019autant que si je dois la laisser aller, non, j\u2019ai besoin de comprendre pourquoi elle est l\u00e0, pourquoi elle reste. Comme si je n\u2019avais que \u00e7a \u00e0 penser, je creuse encore et encore, l\u2019hiver s\u2019en va doucement, et les notes de musique qui r\u00e9sonnent, gardent les fen\u00eatres ferm\u00e9es. Le soleil s\u2019infiltre parmi les objets de mon quotidien, sur mon bureau je profite pleinement de sa lumi\u00e8re et ressens toujours, comme un soulagement lorsqu\u2019il est temps que l\u2019ambiance s\u2019adoucisse.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019entre alors dans un autre univers, un autre \u00e9clat, celui de mon int\u00e9rieur. Je red\u00e9couvre \u00e0 chaque fois son intensit\u00e9, je deviens l\u2019ombre, je d\u00e9terre ce que j\u2019ai trouv\u00e9. Cartes sur table, les mots sont l\u00e0, je suis toujours au milieu de nul part, je dois encore lutter. Mes vieux d\u00e9mons je les tra\u00eene et je pourrais, l\u00e0, les entendre rire \u00e0 gorge d\u00e9ploy\u00e9e.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Quitte \u00e0 se d\u00e9lester d\u2019un pass\u00e9, il en demeure toujours des traces, on ne peut que balayer celles de ceux qui sont pass\u00e9s, ceux qui ont tent\u00e9 d\u2019ouvrir la porte. J\u2019aurais d\u00fb me m\u00e9fier de ce souffle glacial, mais aujourd\u2019hui je ne r\u00eave plus comme avant, j\u2019ai ferm\u00e9 ma porte \u00e0 cl\u00e9.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 double tour, ma vie a une toute autre saveur, je panse mes plaies et me confronte \u00e0 cette solitude qui m\u2019a trop longtemps effray\u00e9e et particip\u00e9e \u00e0 mon instabilit\u00e9. Je souffre de m\u2019\u00eatre perdue et m\u2019impose ce naufrage pour me r\u00e9parer.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-background\" style=\"background-color:#e4e4e4\"><strong>Alfred de MUSSET<\/strong> (1810 &#8211; 1857) \u00e0 \u00e9crit (en 1834?)<br>A George Sand (IV)<br><br><em>Il faudra bien t&rsquo;y faire \u00e0 cette solitude,<br>Pauvre c\u0153ur insens\u00e9, tout pr\u00eat \u00e0 se rouvrir,<br>Qui sait si mal aimer et sait si bien souffrir.<br>Il faudra bien t&rsquo;y faire ; et sois s\u00fbr que l&rsquo;\u00e9tude,<\/em><br><br><em>La veille et le travail ne pourront te gu\u00e9rir.<br>Tu vas, pendant longtemps, faire un m\u00e9tier bien rude,<br>Toi, pauvre enfant g\u00e2t\u00e9, qui n&rsquo;as pas l&rsquo;habitude<br>D&rsquo;attendre vainement et sans rien voir venir.<br><\/em><br><em>Et pourtant, \u00f4 mon coeur, quand tu l&rsquo;auras perdue,<br>Si tu vas quelque part attendre sa venue,<br>Sur la plage d\u00e9serte en vain tu l&rsquo;attendras.<br><\/em><br><em>Car c&rsquo;est toi qu&rsquo;elle fuit de contr\u00e9e en contr\u00e9e,<br>Cherchant sur cette terre une tombe ignor\u00e9e,<br>Dans quelque triste lieu qu&rsquo;on ne te dira pas.<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Je me r\u00e9veille avec cette musique en t\u00eate, encore. Je ne l&rsquo;avais pas \u00e9cout\u00e9 depuis une bonne vingtaine d&rsquo;ann\u00e9es, sans exag\u00e9rer et depuis, elle me trotte dans la t\u00eate. \u00c7a en devient presque obsessionnel, d\u2019autant que si je dois la laisser aller, non, j\u2019ai besoin de comprendre pourquoi elle est l\u00e0, pourquoi elle reste. Comme&hellip; <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/surmonbosquet.celinecampillo.fr\/index.php\/2026\/03\/09\/reveil\/\">Poursuivre la lecture <span class=\"screen-reader-text\">R\u00e9veil<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":226,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[10],"tags":[],"class_list":["post-225","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-10","entry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/surmonbosquet.celinecampillo.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/225","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/surmonbosquet.celinecampillo.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/surmonbosquet.celinecampillo.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/surmonbosquet.celinecampillo.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/surmonbosquet.celinecampillo.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=225"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/surmonbosquet.celinecampillo.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/225\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":227,"href":"https:\/\/surmonbosquet.celinecampillo.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/225\/revisions\/227"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/surmonbosquet.celinecampillo.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/226"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/surmonbosquet.celinecampillo.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=225"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/surmonbosquet.celinecampillo.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=225"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/surmonbosquet.celinecampillo.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=225"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}