Octobre a résonné comme une fin, un aboutissement d’une période qui n’était que transitoire. Je suis sur un chemin d’acceptation de ma condition et même si ce n’est pas toujours facile, il va bien falloir que je m’y fasse. Je pense beaucoup de choses, j’écris, mais il n’y a toujours rien de concret. Ma bête noire, mon démon. Mon atypie? Un certain trouble de l’inattention ou le spectre de l’autisme? Allez savoir. Je ne suis pas diagnostiquée, à ce stade j’ai l’impression que je ne le serai jamais. Car toujours dans les limbes, si choisir une expression biblique peut s’y prêter. Il me semble que j’ai passé ma vie à compenser mes difficultés. Et là, n’ayant plus d’activité salariée, cherchant à tout prix à m’occuper l’esprit par la création artistique, je suis en plein dedans, je me confronte à ce que mon coeur me dit de faire et ma tête, toujours partagée entre le besoin de s’intégrer au bon fonctionnement de la société, ou rester à l’écart. Je vais tenter de proposer une réflexion en m’inspirant de mon quotidien de manière hebdomadaire. Ici, est mon espace personnel, mon blog. Comme à l’ancienne, avant l’avènement des réseaux sociaux, je vais y développer mes pensées.
J’ai profité de ce mois d’octobre pour faire le tri dans ma tête et surtout me reposer. J’ai retrouvé ces instants précieux, seule face à moi-même, en me baladant en forêt et profitant de plaisirs simples, le temps de m’ancrer dans un nouveau quotidien. Et j’arrive à apprécier le rythme imposé par ma vie de maman, je suis la vague des envies soudaines de ma fille, dans la mesure du possible, évidemment. Puis dans la lenteur, je m’assure de m’entourer de bonnes personnes. Ainsi, en compagnie de ma fille, nous avons fait quelques jolies promenades, et les vacances scolaires se sont déroulées dans le calme.
Je ne réclame pas que ma fille soit sans cesse sollicitée, elle a autant besoin de repos que n’importe quel enfant. Je reste persuadée que le sommeil reste un point important à son bon fonctionnement, tout comme les jeux, qui encore à son âge sont un gage émotionnel non négligeable.
Je reste très sensible au changement de saison, je saisis l’occasion de l’entrée dans la saison sombre pour me créer un cocon. Quant à Halloween, cette fête ne me parle pas vraiment, cela ne m’empêche cependant pas de laisser ma fille y passer un bon moment avec les copines. Je ne vais pas faire une leçon de culture par ici, ce n’est pas mon propos. Je chemine sur des voies plus intimes et profondes, je ne vénère aucune divinité, mais m’intéresse beaucoup à la spiritualité animiste des celtes. J’observe la nature, je participe à son rythme. Ses forêts sont mon sanctuaire, seul lieu où le silence m’apaise.
La principale production de ce mois d’octobre fut la proposition de collaboration avec Psycho, qui s’est inspiré d’un des mes textes, pour en faire de la musique, dont voici la vidéo.
Les paroles:
The mist, like a sleepless wanderer,
drifts along my morning mind,
the dawn tastes of the unseen,
where broken worlds entwine.
Beneath the veil of air,
something calls me still,
an ancient breath, a flare,
that sleeps beyond the hill.
I ran toward its light,
on the grey shores of my heart,
through the valleys of dream and wind,
where time falls apart.
Magic rests, vast and hushed,
in the depths of inner seas,
I hear its whispers softly brushed,
reminding who I used to be.
Under ashes, a flame,
guards the echo from below, I chase it,
I kiss its name, like one embraces shadow.
I ran toward its light,
on the grey shores of my heart,
through the valleys of dream and wind,
where time falls apart.
As vast as the sky within,
the mist speaks as a messenger,
of closed worlds and silent pain,
melting into light forever.
I ran toward its light,
on the grey shores of my heart,
and in the mist, I found my way,
between the dream and eternity
En octobre,
– J’écoute le nouveau Paradise Lost et beaucoup Myrkur.
– Je regarde la série Kaamelott et Gilmore Girls
– Je lis Martyr, tome 3 d’Oliver Peru et Ne tirer pas sur l’oiseau moqueur d’Harper Lee.