J’ai franchi un nouveau niveau ce mois-ci, j’ai réussi à conserver la splendeur de ma flamme intérieure, j’ai vibré, sans jamais descendre aussi bas que j’ai pu aller dans le passé. J’ai mesuré l’affliction, comme on mesure la dose de sucre ajouté dans une recette de gâteau maison, j’ai ignoré la lame, je l’ai laissée de côté. A la place, le chat est venu se lover contre moi la nuit, comme s’il y avait des blessures à soigner et je veux bien le croire car il y en aura toujours.
Ce mois-ci, j’ai imprimé la première partie de mon roman fond de tiroir, j’ai beaucoup grimacé en le relisant. Le dernier jour, j’ai terminé La promesse de l’aube de Romain Gary sur les rotules. Très dense, je crois que j’ai réussi à le terminer pour sa poésie et son humour.
J’ai terminé le premier jet du roman que je suis en train d’écrire. Et ma souris est désormais fatiguée, elle ne suit plus mon rythme, j’aimerais bien lui dire adieu mais ce n’est pas dans mes priorités.
A quoi ressemble le niveau supérieur? Un état de grâce où j’ai dépassé toutes mes failles que j’arrive à regarder en face, sans faillir?